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UI Design, UX Design, Web

Super pouvoir : l’UX conversationnel

par : Backelite Italie 

Ou : comment l’UI conversationnel peut réellement changer notre façon de gérer, représenter et obtenir des informations.

Ces derniers temps, vous avez sans doute beaucoup entendu parler des interfaces conversationnelles. Selon les prédictions du Gartner dans Hypecyle, depuis 2016, nous sommes passés d’un état d’excitation – sans doute du à des sorties notables sur le marché – à un état de déception lié aux limitations techniques des interfaces conversationnelles en général.

En dépit de cela, l’idée que la majorité des interfaces deviennent un jour conversationnelles n’a jamais été abandonnée. Nous avons récemment assisté à un nouvel essor des chatbots et des assistants vocaux, comme le prouvent des recherches récentes (consulter l’étude de Capgemini).

 

Mais, au-delà des chiffres et des tendances, quel est le réel pouvoir des interfaces conversationnelles ?

Lorsque l’on y réfléchit, l’idée d’une interface permettant de converser existe depuis bien longtemps dans le domaine des technologies.

Ces dernières années, de nombreux spécialistes ont théorisé « le principe des bases de données » (Torsten Mayer ; Marsha Kinder ; Sonvilla-Weiss Stefan). Si l’on en croit ce principe, qui prend forme dans une ère où la donnée est reine, les nouveaux modèles de transmission et d’utilisation d’informations doivent suivre la dynamique des archives. L’utilisateur joue donc un rôle fondamental en recherchant l’information grâce à une demande précise.
En nous basant sur ce concept, nous avons commencé à développer l’idée d’une archive intelligente capable de commander une information en fonction de parcours logiques et de suggérer aux utilisateurs comment se comporter pour obtenir les informations dont ils ont besoin (machine learning et profilage utilisateur).

Dans le monde du jeu vidéo, où le design du jeu est intimement lié aux problématiques de storytelling, l’idée du principe de base de données a été adoptée et implémentée grâce au développement d’interfaces conversationnelles complexes afin d’expérimenter de nouvelles formes de storytelling (v. The Talos Principle, Event [0], Fallout) (https://www.wired.com/2016/09/event0-review/; https://www.rockpapershotgun.com/2016/09/14/event0-review/) .

Grâce à ce type d’organisation et de transmission de contenus, les designers de jeux ont la possibilité de créer des mondes narratifs complexes et multicouches.

L’un des pouvoirs des interfaces conversationnelles les plus intéressants est précisément celui-ci : la possibilité de gérer un large éventail d’informations et le transmettre aux utilisateurs en fonction de leurs objectifs spécifiques.

Il s’agit d’un « pouvoir » qui pourrait apporter des avantages visibles à tous les services qui proposent une fonction spécifique effectuée grâce à la gestion d’une base de données telle que les plateformes de réservation. Un chatbot pourrait ainsi regrouper plusieurs plateformes ainsi que des fonctions très spécifiques si elles étaient toutes guidées par un objectif plus complexe. Par exemple : dans le cas où le but d’un utilisateur serait non seulement de « réserver une chambre » mais plus globalement de « partir en vacances », une interface conversationnelle pourrait potentiellement être capable de couvrir tous les besoins liés à un objectif spécifique dans un seul et même laps de temps (transports, logement, activités…).

Un autre exemple pourrait être celui des administrations publiques (article en italien), un domaine qui nécessite un besoin de simplification constant, et qui propose souvent aux utilisateurs des parcours complexes, si l’on souhaite atteindre un objectif bien précis. Dans ce cas, une intelligence artificielle efficace pourrait analyser les demandes de l’utilisateur et offrir un service rapide aux citoyens. A l’avenir, cela pourrait facilement devenir un atout stratégique pour la gestion gouvernementale.

 

Conclusion

Pour résumer ce que nous avons évoqué plus haut : les cas pour lesquels les interfaces conversationnelles sont les plus efficaces sont ceux qui concernent des services proposant une fonction bien spécifique, et c’est pour cela que certains pensent que les applications du futur seront entièrement conversationnelles. L’une des bonnes pratiques pour concevoir ces interfaces pourrait être de considérer la base de données comme un point de départ afin de définir précisément les besoins et objectifs utilisateurs.